Le Labrador Retriever : caractère, besoins et santé de ce compagnon si populaire

Photo de mise en avant : IDS.photos from Tiverton, UK, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Le Labrador, c’est un peu le chien que tout le monde connaît, même les gens qui n’ont jamais eu de chien de leur vie. Sable, noir ou chocolat, toujours prêt à jouer, toujours content de voir quelqu’un rentrer à la maison. On l’aime pour son côté facile, mais « facile » ne veut pas dire « sans besoins ». Voici ce qu’on retient d’important sur cette race, entre son histoire, son tempérament et les points de santé à surveiller.

Origine et histoire

Contrairement à ce que son nom laisse penser, le Labrador ne vient pas de la région du Labrador mais plutôt de Terre-Neuve, sur la côte est du Canada. Là-bas, au 19e siècle, des chiens de pêcheurs aidaient à récupérer les filets et le poisson tombé à l’eau : on les appelait alors les « Terre-Neuve de St John’s ». Des marins britanniques les ont ramenés en Angleterre, où l’aristocratie a vite repéré leurs talents pour le rapport du gibier d’eau à la chasse. Un travail de sélection a suivi à partir des années 1880, et c’est le Comte de Malmesbury qui aurait donné à la race le nom qu’on lui connaît aujourd’hui. Le Kennel Club britannique l’a reconnue officiellement en 1903. Depuis, le Labrador est devenu l’un des chiens les plus populaires au monde, à la fois comme chien de famille, chien d’assistance et chien de chasse.

Description physique

C’est un chien de taille moyenne à grande, robuste, avec une ossature solide et une queue épaisse (la fameuse « queue de loutre ») qui balaie tout sur son passage quand il est content, ce qui arrive souvent.

  • Taille au garrot : environ 55 à 60 cm pour les mâles, 53 à 58 cm pour les femelles
  • Poids : 29 à 36 kg pour les mâles, 25 à 32 kg pour les femelles
  • Robe : noir, sable (du crème clair au roux) ou chocolat, une petite tache blanche sur le poitrail étant tolérée
  • Poil court, dense et imperméable, avec un sous-poil bien fourni

Tempérament

Le Labrador est sociable presque par défaut. Il aime les gens, les autres chiens, généralement les chats aussi si l’introduction est bien faite, et il s’entend en général très bien avec les enfants, ce qui explique en grande partie son succès comme chien de famille. C’est aussi un chien joueur, qui garde souvent un côté chiot assez tard dans sa vie, et qui est très orienté nourriture : ça en fait un excellent élève en éducation (la friandise fonctionne à merveille) mais ça veut aussi dire qu’il faut surveiller les quantités, parce que lui ne s’arrêtera pas tout seul. On croise régulièrement des Labradors adultes qui mendient à table avec un talent redoutable.

Besoins au quotidien

C’est un chien qui a besoin d’une vraie dose d’exercice tous les jours, promenades, jeux de rapport, nage s’il a l’occasion (beaucoup adorent l’eau, ça vient de leur histoire). Un Labrador sous-stimulé s’ennuie, et un Labrador qui s’ennuie a tendance à compenser en mangeant plus ou en prenant du poids, tout simplement parce qu’il a moins de dépense physique en face des calories. La stimulation mentale compte aussi beaucoup : jeux de flair, jouets à mâcher ou à fouiller, exercices d’obéissance. Un Labrador occupé dans sa tête est un Labrador plus calme à la maison, on le voit bien avec notre propre chien qui, lui, a un profil plus « berger » mais tourne exactement sur le même principe : cerveau fatigué, chien tranquille.

Points de vigilance santé souvent cités

Comme beaucoup de races de grande taille, le Labrador présente une prédisposition à certains problèmes qu’il vaut mieux connaître avant l’adoption et surveiller ensuite avec son vétérinaire.

  • Dysplasie de la hanche et du coude : un développement anormal des articulations, qui peut entraîner boiteries et arthrose précoce
  • Obésité : très fréquente chez cette race, elle aggrave les problèmes articulaires et pèse sur l’espérance de vie globale
  • Problèmes oculaires, dont l’atrophie rétinienne progressive, une maladie héréditaire qui dégrade la vision petit à petit
  • Autres points à surveiller selon les lignées : otites (à cause des oreilles tombantes) et certains troubles cardiaques

Un bon éleveur fait dépister ses reproducteurs pour la dysplasie et les yeux, ce qui limite fortement les risques de transmission. Ça vaut vraiment le coup de poser la question avant de réserver un chiot.

Toilettage

Poil court ne veut pas dire poil sans entretien. Le Labrador mue, et pas qu’un peu : le sous-poil dense se renouvelle en continu, avec des périodes plus intenses au printemps et à l’automne. Un brossage une à deux fois par semaine (plus souvent en période de mue) limite les poils partout dans la maison et aide à garder un poil sain. En dehors de ça, l’entretien reste simple : un bain de temps en temps, les oreilles à surveiller régulièrement à cause de leur forme tombante qui favorise l’humidité.

Pour qui ce chien convient

Le Labrador convient bien à une famille active, qui a le temps de lui offrir des sorties régulières et un peu de jeu chaque jour. Il peut tout à fait être un premier chien, à condition de ne pas sous-estimer deux choses : la taille qu’il va atteindre une fois adulte, et l’énergie assez débordante du chiot pendant sa première année ou deux. Un chiot Labrador de 6 mois qui pèse déjà 20 kg et qui a envie de tout mordiller demande de la constance en éducation, sinon les bonnes habitudes prennent du retard à rattraper. Une fois canalisé, en revanche, c’est un compagnon fidèle, facile à vivre, qui s’adapte bien à la vie de famille comme à une vie plus active en extérieur.

Si votre projet penche plutôt vers un chien de troupeau plein d’énergie et de réflexion, jetez aussi un œil à notre fiche sur le berger australien et le border collie, le profil est assez différent de celui du Labrador.

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