Golden Retriever : caractère, santé et vie de famille

Photo de mise en avant : Dukedestiny01.jpg: "Janneke Vreugdenhil" derivative work: Anka Friedrich ([[User talk:Ankaaswe Trix Friedrich|talk]]), Public domain, via Wikimedia Commons.

Le Golden Retriever fait partie de ces chiens qu’on reconnaît de loin, avec sa robe dorée et son air toujours content. Chez nous, avec notre croisé berger australien/border collie, on croise souvent des Goldens en balade, et c’est presque toujours le même scénario : queue qui fouette dans tous les sens, envie de dire bonjour à tout le monde, humains comme chiens. Voici ce qu’on sait de cette race, ses besoins réels et les points de santé à surveiller.

Origine et histoire

Le Golden Retriever vient d’Écosse, du domaine de Guisachan dans l’Inverness-shire. C’est là que Lord Tweedmouth, un éleveur passionné, a travaillé à partir des années 1860 pour créer un chien capable de rapporter le gibier d’eau sur de longues distances et par tous les temps. En croisant un retriever à poil ondulé de couleur jaune avec une chienne Tweed Water Spaniel (une race aujourd’hui disparue), puis en introduisant d’autres lignées comme le Setter Irlandais, il a posé les bases de la race. L’objectif était simple sur le papier : un chien endurant, obéissant, doux en gueule pour ne pas abîmer le gibier, et suffisamment calme pour rester au pied entre deux actions de chasse. La race a été officiellement reconnue au Royaume-Uni au début du XXe siècle, puis s’est répandue dans le monde entier, bien au-delà des terrains de chasse.

Description physique

C’est un chien de taille moyenne à grande, harmonieux et bien bâti sans être massif. Les mâles mesurent en général entre 56 et 61 cm au garrot pour un poids autour de 30 à 34 kg, les femelles sont un peu plus petites, entre 51 et 56 cm pour 25 à 30 kg environ. Sa robe, dorée dans toutes ses nuances (du crème très clair au doré plus soutenu), est sa signature. Le poil est mi-long, avec un sous-poil dense et imperméable qui protégeait les chiens de travail du froid et de l’eau, et un poil de couverture qui peut être plat ou légèrement ondulé. Les franges sur les pattes, la queue et le poitrail lui donnent cet air un peu majestueux qu’on lui connaît.

Tempérament

Le Golden Retriever a une réputation de gentillesse qui n’est pas usurpée. C’est un chien sociable, patient, qui s’attache facilement à toute la famille et qui a rarement un instinct de garde développé (ce n’est clairement pas son rôle). Sa patience et sa capacité à apprendre en font l’un des chiens les plus utilisés comme chien guide d’aveugle ou chien d’assistance, et on le retrouve aussi beaucoup en médiation animale grâce à son calme naturel et son envie de faire plaisir. Il s’entend en général très bien avec les enfants et les autres animaux, à condition d’avoir été bien socialisé jeune, comme pour n’importe quelle race d’ailleurs.

Besoins au quotidien

Contrairement à l’image du gros nounours placide, le Golden a besoin d’un vrai exercice physique régulier : c’est un chien de travail à la base, pas un chien de canapé, même s’il aime aussi beaucoup le canapé. Quelques points essentiels :

  • Des balades quotidiennes suffisamment longues, avec des moments de course ou de jeu (rapport d’objet en particulier, c’est dans ses gènes)
  • De la stimulation mentale : jeux de flair, apprentissage, jouets d’occupation, sinon il peut s’ennuyer
  • Une grande présence humaine : c’est un chien très social qui supporte mal la solitude prolongée et qui a besoin de faire partie de la vie de famille
  • Une activité aquatique si possible, beaucoup de Goldens adorent nager

Points de vigilance santé

C’est probablement le sujet le plus important à connaître avant d’adopter un Golden. La race est concernée par plusieurs problèmes de santé récurrents, documentés notamment par de grandes études de cohorte menées aux États-Unis sur plusieurs milliers de chiens :

  • Dysplasie de la hanche et du coude, assez fréquente dans la race, d’où l’intérêt de vérifier les dépistages des parents chez un éleveur sérieux
  • Un taux de cancers (lymphomes, hémangiosarcomes, tumeurs mastocytaires notamment) plus élevé que la moyenne des races, un sujet qui a fait l’objet de plusieurs études de grande ampleur sans qu’on en connaisse encore toutes les causes exactes
  • Des problèmes cardiaques, en particulier une forme de sténose sous-aortique qu’on retrouve plus souvent chez le Golden que dans d’autres races
  • Des allergies cutanées et des otites à répétition, favorisées par les oreilles tombantes et le poil dense

Rien de tout cela ne veut dire qu’un Golden sera forcément malade, mais ce sont des points à surveiller toute sa vie, avec un suivi vétérinaire régulier et un choix d’éleveur qui fait les dépistages nécessaires sur les reproducteurs.

Toilettage

Avec son sous-poil dense, le Golden perd pas mal de poils, surtout au moment des mues de printemps et d’automne. Un brossage deux à trois fois par semaine est nécessaire pour limiter les nœuds et l’accumulation de poils morts, et presque quotidien en période de mue. Un bain de temps en temps suffit, pas besoin d’en abuser sous peine d’assécher la peau. Les oreilles tombantes méritent une attention particulière, il vaut mieux les vérifier régulièrement pour éviter les otites.

Pour qui est fait ce chien ?

Le Golden Retriever est souvent recommandé comme premier chien, et c’est en général mérité : il est facile à éduquer, doux avec les enfants et peu porté sur les comportements de garde ou de dominance. Mais « facile » ne veut pas dire « sans besoins ». C’est un chien qui demande du temps, de la présence et de l’exercice, et qui ne s’épanouit pas laissé seul de longues heures dans un jardin. Il convient très bien à une famille active, prête à l’emmener partout et à s’investir dans son éducation comme dans le suivi de sa santé sur le long terme.

Si vous hésitez entre plusieurs races ou que vous vous demandez ce que donnerait un chien plus typé « chien de troupeau », n’hésitez pas à aller voir aussi notre fiche sur le berger australien et le border collie, deux races bien différentes du Golden sur le plan de l’énergie et des besoins.

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